Le millepertuis et la préparation de son huile rouge

Avez-vous déjà vu ces jolies petites fleurs jaunes ? Elles foisonnent en ce moment dans les prairies et les endroits très ensoleillés, il s’agit du millepertuis perforé (Hypericum perforatum).

L’origine de son nom s’explique ainsi : « Pertuis » signifie « trou » en ancien français, donc « millepertuis », percé de mille trous. Elle est aussi appelée Herbe de la Saint-Jean, car traditionnellement, elle se cueille le 24 juin, jour de la Saint-Jean.

Utilisée pour ses vertus thérapeutiques depuis l’Antiquité, Dioscoride (médecin, botaniste et pharmacologue grec qui vécut au premier siècle de notre ère) la recommandait déjà dans son traité De materia medica.

La plante est assez fine, mesure une cinquantaine de centimètres, ses fleurs ont 5 pétales et se regroupent en sommités fleuries.

En cas de doute, une simple façon de la reconnaître est d’observer ses feuilles face à la lumière. On remarque qu’il y a comme des petits trous, qui sont en fait des glandes translucides dans lequel se logent des huiles essentielles qui servent à la plante et qui peuvent aussi être utilisées pour leurs vertus médicinales.

C’est une plante qui a énormément de propriétés. Surtout connue pour ses vertus anti-dépressives, elle l’est effectivement si l’un de ses composants (l’hyperforine) est isolé et concentré.

En tisane, teinture-mère ou extrait sec du totum de la plante, le millepertuis sera très intéressant pour les affections de l’appareil respiratoire (catarrhes, inflammations des muqueuses, asthme …), mais également pour stimuler la détoxification hépatique. Enfin, il a un grand effet sur le système nerveux, au point que Paracelse (médecin, philosophe et alchimiste du Moyen-Âge) qualifiait le millepertuis d’Arnica des nerfs.

Pour toutes ces indications, consultez un professionnel de la santé pour vous aiguiller! 🙂

Enfin, sous forme de macérât-huileux, il est formidable pour les petites brûlures, les coups de soleil, les contusions, et les irritations de la peau.

Qu’est-ce qu’un macérât-huileux ?
Une huile dans laquelle on aura fait macérer les parties d’une plante qui nous intéressent pour ensuite en faire une application cutanée. 🙂

Macérât-huileux de millepertuis

Je vous propose donc de partir à la cueillette de boutons de fleurs de millepertuis, puis de les laisser sécher 2-3 jours pour éviter les moisissures dans la préparation. On prendra essentiellement les boutons.

Une fois que l’eau sera évaporée, on pourra les faire macérer dans de l’huile d’olive pendant 40 jours au soleil (la chaleur est nécessaire pour que cela infuse), mais il faudra protéger l’huile des rayons UV en couvrant le bocal d’un tissu et si possible utiliser un récipient en verre de couleur opaque.

Il suffira de remuer avec une cuillère en bois de temps en temps et vous verrez que petit à petit, l’huile prendra une teinte rouge. En effet, les étamines à l’intérieur du bouton sont de couleur pourpre et donneront une teinte rouge à l’huile. Lors de la cueillette, vous pouvez tester en écrasant un bouton entre vos doigts.

Au bout de 40 jours, il suffira de filtrer et vous aurez votre macérât-huileux prêt à l’emploi. Je vous rappelle ci-dessous ses vertus:

Propriétés du macérât-huileux de millepertuis (huile rouge)

Le macérât huileux de millepertuis soigne les coups de soleil, les brûlures légères, les irritations et rougeurs cutanées (même chez le nourrisson, l’érythème fessier). Il est cicatrisant (petites plaies) et a une action anti-inflammatoire percutanée (contusions, douleurs musculaires et articulaires).
Il constitue une excellente base de massage pour les muscles mis à l’épreuve par les sportifs (avant et après l’effort) et peut être mélangé à des huiles essentielles.
Un massage des pieds avec cette huile rouge facilite souvent l’endormissement.

Attention : Par précaution, il est préférable de ne pas l’appliquer sur la peau avant de s’exposer au soleil (risque de photosensibilisation).

Pour cette année, elle n’est pas encore prête, mais je vous mets une photo d’une bouteille de l’année passée pour vous montrer cette belle couleur rouge.

Essayez et donnez-moi des nouvelles! 🙂

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L’ortie, un vrai trésor

La grande ortie ou ortie dioïque (Urtica dioica ; Urtica urens) est généralement LA plante que tout le monde connaît. Elle a plutôt mauvaise presse, car elle pique! Pourtant, ses vertus sont multiples et il s’agit d’un véritable trésor nutritionnel.  Nous allons d’abord voir quelques indications thérapeutiques, puis quelques recettes. 🙂

Phytothérapie

Elle occupe une grande place dans la phytothérapie car ses vertus sont considérables. On peut utiliser la plante entière, ses feuilles, les graines ou encore les racines. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les feuilles.

Très riche en minéraux, l’ortie est une plante extrêmement utile pour tamponner les déchets acides et reminéraliser. Elle est riche en fer, ce qui fait d’elle une plante anti-anémique particulièrement intéressante pour les femmes. Également riche en magnésium, elle permettra de se recharger de ce précieux minéral dont le corps est si friand. Elle possède par ailleurs des vertus toniques, diurétiques, anti-inflammatoires au niveau des articulations (car elle aide l’élimination de l’acide urique), et est utile en cas d’allergies saisonnières car elle a un effet anti-histaminique.

Pour avoir un effet thérapeutique sous forme de tisane, il faudra en consommer 1 litre par jour, à raison de 30g de plante sèche qu’on laissera infuser 30 minutes (ou plus) à couvert, et on répétera l’opération pendant au moins 21 jours… Bien sûr, on peut aussi la prendre sous d’autres formes (teinture-mère, EPS, extrait sec, etc.). Demandez conseil ! 🙂

N.B. Contre-indications : elle ne doit pas être utilisée en cas d’œdèmes liés à une insuffisance cardiaque ou rénale.

La cueillette

On la trouvera au bord des chemins, dans les sous-bois, au fond des jardins et plus généralement, dans tous les terrains riches en azote.

Mettez des gants ou soyez prudents : on peut éviter d’être piqué en cueillant la plante dans le sens du poil. Il est préférable de cueillir la partie supérieure de la plante, c’est à dire les 4 ou 6 premières feuilles (dont les jeunes pousses), de préférence avant la floraison. Les jeunes feuilles seront plus tendres, moins fibreuses et moins amères que les feuilles à la base de la plante.

Si vous vous piquez en les ramassant, appliquez tout de suite de l’eau vinaigrée sur la partie touchée, cela va neutraliser l’histamine contenue dans les poils urticants.

Quelques recommandations

  • Soyez bien sûr d’identifier l’ortie avant de la cueillir… 🙂 En cas de doute, il y a d’excellentes applications qui permettent une reconnaissance des plantes. Pour ma part, j’utilise Plantnet (iOS, Android).
  • Choisissez un lieu de cueillette écarté des routes et loin des cultures traitées avec des pesticides.
  • Ne prenez que la partie de la plante que vous allez utiliser. Un bon cueilleur est un cueilleur dont on ne remarque pas le passage… il ne récolte que ce dont il a besoin et laisse suffisamment de plantes pour préserver l’écosystème.
  • On peut tremper les orties dans de l’eau avec un peu de vinaigre pour bien les nettoyer.

Nutrition

D’un point de vue nutritionnel, c’est une vraie mine d’or. L’ortie est particulièrement intéressante pour les végétariens, car elle contient tous les acides aminés essentiels[1]. Il s’agit de la plante verte la plus riche en protéines, mais elle contient également des minéraux, de la vitamine C, et de la pro-vitamine A.

Composition pour 100 grammes de feuilles[2]

Eau 80g ; Protides 8g ; Glucides 9g ; Lipides 1g.

Minéraux : Calcium 630mg ; Phosphore 105mg ; Fer 7,8mg ; Sodium 1mg ; Potassium 410mg ; Magnésium 71mg.

Vitamines : Vit. A : 7000UI ; Vit. B1 : 0,15mg ; Vit. B2 : 0,15mg, Vit. B3 : 0,6mg ; Vit. C : 333mg.[3]

N.B. Il s’agit bien évidemment d’une moyenne indicative, car la teneur en nutriments dépend des sols et de la saison ! 

Recettes

En cuisine, on peut la préparer comme des épinards. Une fois cuite, elle ne pique plus, et c’est également le cas si on la coupe très finement en étant crue (pour mettre dans la salade) ou si on la hache (pesto).

Je vous propose trois recettes : la soupe aux orties, le pesto d’ortie et les gnocchis aux orties. Un vrai délice, j’ai testé ! 😉  J’ai par contre oublié de faire des photos des deux premières recettes… je les rajouterai quand j’en referai!

Soupe aux orties

Ingrédients :

  • 500 grammes d’orties fraîches
  • 1 oignon
  • 2 pommes de terre (farineuses)
  • 10-15 cl. de crème fraîche
  • 3 c.à.s. d’huile d’olive
  • Eau
  • Sel, poivre du moulin

Faire chauffer l’huile d’olive dans une casserole et y faire revenir l’oignon émincé. Ajouter les pommes de terre coupées en petits morceaux, puis les feuilles d’orties (sans les tiges). Couvrir d’eau, saler et poivrer, porter à ébullition puis laisser cuire une quinzaine de minutes à feu doux. Mixer et ajouter la crème directement dans les assiettes à soupe.

Pesto d’orties

Ingrédients :

  • 50 g d’orties fraîches
  • 2 gousses d’ail (que l’on dégermera)
  • 3-4 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • sel, poivre
  • une petite poignée de noisettes concassées

Mixez tous les ingrédients sauf les noisettes puis versez dans un bol. Mixez les noisettes séparément, puis mélanger le tout. (On peut aussi utiliser d’autres oléagineux: noix, pignons de pin, …)

On peut l’utiliser en tartinade, en sauce Dip avec des crudités, ou avec des pâtes.

N.B. Le pesto d’ortie a tendance à s’oxyder très vite et donc à noircir s’il n’est pas consommé très rapidement après sa préparation. On peut le conserver en le mettant dans un petit bocal en le couvrant d’huile d’olive et en le mettant au frigo.

Gnocchi aux orties

Ingrédients :

  • 500g de pommes de terre (chair farineuse)
  • 60g de feuilles d’ortie fraîches
  • 1 œuf
  • Farine
  • Sel, poivre

Préparation :
– Faites cuire les pommes de terre dans l’eau salée
– En parallèle, cuisez les feuilles d’ortie à la vapeur douce ou plongez-les dans l’eau bouillante pendant 2 à 3 minutes, puis filtrez. Essorez bien les feuilles puis coupez-les finement.
– Quand les pommes de terre sont cuites, réduisez-les en purée.
– Ajoutez-y l’ortie hachée et l’œuf préalablement battu. Mélangez. Ajoutez peu à peu la farine jusqu’à former une pâte non collante, sans trop la travailler, sinon les gnocchis seront durs après leur cuisson.
– Formez ensuite des boudins d’environ 1,5 cm de diamètre et coupez des gnocchis tous les 2 cm. Pour les décorer avec ces jolies petites lignes qui les caractérisent, on peut les faire rouler sur une fourchette en appuyant un peu.

Personnellement, j’ai simplement assaisonné avec une bonne huile d’olive, un peu de fleur de sel, du poivre et du parmesan fraichement râpé.

N.B. N’oubliez pas de manger une belle salade composée en entrée ou en accompagnement pour ajouter des fibres à votre repas et ainsi modérer la charge glycémique de votre assiette !

 

Vous ne regarderez peut-être plus l’ortie du même œil après avoir essayé!

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Prenez soin de vous et bon appétit!

 


[1] Les acides aminés composent les protéines et sont dits « essentiels » lorsqu’ils doivent être apportés par l’alimentation et ne sont pas synthétisables par l’organisme.

[2] COUPLAN, François, Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées, Paris, Delachaux et Niestlé, 1998, rééd. 2011, p. 113.

D’autres données sont également disponibles sur cette page : https://sites.google.com/site/tpeortiejl/home/i—presentation-generale-de-l-ortie/ii—biochimie-de-l-ortie

[3] La plante doit être consommée crue pour pouvoir bénéficier de la vitamine C. En effet, cette dernière disparaît lorsqu’un aliment qui la contient est chauffé à plus de 60°C.

Croquez la vie, croquez des fleurs !

C’est le printemps, les arbres sont en fleurs et certaines d’entre elles sont comestibles et délicieuses !

Je vous propose de partir à la découverte gourmande de saveurs fleuries. La saison de certaines fleurs comestibles est très courte, il faut donc en profiter.

En ce moment, deux arbres aux fleurs blanches sont en plein épanouissement et leurs inflorescences sont de bonnes candidates pour régaler nos papilles. Nous allons voir ce que l’on peut faire avec les fleurs de sureau ainsi qu’avec celles de robinier faux-acacia.

Le sureau noir (Sambucus nigra)

On l’appelle sureau noir car les baies de sureau sont noires, mais ses fleurs sont de couleur crème. Il s’agit d’un arbuste ou d’un arbre que l’on voit beaucoup dans nos régions. Attention toutefois à ne pas le confondre avec le sureau yèble, qui lui est toxique, mais qui ne fleurit que plus tardivement (fin juin-juillet).

Voici un sureau noir:

Ses fleurs se présentent en ombelles, et elles sont délicieuses en beignets ! On peut également en faire du sirop ou encore du vin pétillant. Lors de votre cueillette, faites attention à choisir des inflorescences sans pucerons ou autres insectes, car ces petites bêtes adorent en faire leur abri.

Voici quelques recettes:

Beignets de fleurs de sureau

Personnellement, je fais une pâte à crêpes avec de la farine de sarrasin (300 gr.), une pincée de sel, de l’eau (50 cl.), et une tombée d’huile d’olive. On remue doucement jusqu’à ce que la pâte soit lisse, puis on laisse reposer environ 30 minutes (encore que… ça marche aussi sans forcément laisser reposer la pâte). L’idée est de retrouver la consistance d’une pâte à crêpes, ajustez en ajoutant plus de farine ou d’eau en fonction de vos préférences.

On peut aussi tout simplement les préparer avec une pâte à crêpes classique, en fonction des envies, des intolérances et des ingrédients qu’on a chez soi !

Une fois que la pâte est prête, plongez une ombelle après l’autre dans la pâte en les tenant par la tige et déposez-les sur une poêle à crêpes préalablement chauffée avec un petit fond d’huile d’olive. Faites-les dorer des deux côtés, et dégustez encore chaud, sans manger le pédoncule (la petite tige) qui se détache assez facilement. Pour les gourmands, on peut rajouter un petit peu de sucre glace. Vous verrez, c’est délicieux. 🙂

Sirop de fleurs de sureau

Pour un litre de sirop, il faudra prévoir de cueillir une quinzaine d’ombelles.

Ingrédients : 15 inflorescences de sureau noir, 1 litre d’eau, 1,7 kg de sucre de canne non raffiné, 1 gros citron bio coupé en morceaux, des bouteilles de verre stérilisées, un entonnoir.

Comment faire ?

  • Porter à ébullition l’eau, puis y ajouter les fleurs que l’on aura préalablement détachées des pédoncules (tige verte) et le citron en morceaux. Laisser infuser à couvert pendant une quinzaine de minutes en-dehors du feu.
  • Filtrer puis ajouter le sucre, chauffer et faire frémir pendant une dizaine de minutes (très légère ébullition).
  • À l’aide d’un entonnoir, verser le sirop chaud dans les bouteilles en verre stérilisées. Laisser refroidir puis le conserver au frigo. Consommer rapidement après ouverture.

Vin pétillant de fleurs de sureau noir

Pour un petit apéro frais et fleuri, essayez ce vin pétillant !

Ingrédients : 10 ombelles de sureau noir, 5 litres d’eau, 350 gr. de sucre de canne, 3 citrons bio, une passoire, un grand saladier (il doit pouvoir contenir tous les ingrédients), un entonnoir, un couvercle, des bouteilles de verre.

Comment faire ?

  • Séparer les fleurs de sureau des tiges, les mettre dans le grand saladier et les couvrir avec l’eau. Pressez les citrons et versez le jus dans le saladier. Ajoutez le sucre et mélangez le tout avec une cuillère en bois.
  • Couvrez le saladier avec un linge de cuisine et placez-le dans un endroit lumineux (si possible au soleil). On va le laisser reposer et fermenter entre 2 et 5 jours, en remuant chaque jour. La durée de fermentation varie en fonction de la température, et on sait que c’est le bon moment lorsqu’une odeur de fermentation se dégage ou lorsque le mélange est légèrement pétillant. (Plus il fera chaud, plus vite la fermentation se fera.)
  • Filtrez le mélange avec une passoire fine et versez-le dans des bouteilles en verre qui ont un clapet. Attention à ne pas remplir complètement les bouteilles et laissez un espace de 3-4 centimètres.
  • Laissez les bouteilles à la lumière (ou au soleil) pendant au moins une semaine, pour permettre que la gazéification se produise.
  • Conservez-le au frais et servez-le dans de belles coupes. 🙂

Le champagne aux fleurs de sureau noir est peu alcoolisé, ne contient pas de sulfites et se conserve au frais entre 6 et 8 mois.

Tisane de fleurs de sureau

Dans un but thérapeutique, les fleurs peuvent être séchées puis utilisées en tisane, ce qui sera utile par exemple en cas de refroidissement ou de bronchite. La tisane de fleurs de sureau stimulera la transpiration (par exemple en cas de fièvre) et l’élimination des toxines, favorisera les sécrétions des bronches, et stimulera légèrement le système immunitaire. Il s’agit d’une plante très utile pour les affections hivernales ! Il en faudra cependant une grande quantité (40 grammes de fleurs sèches par litre) pour avoir un effet thérapeutique, donc prévoyez une belle cueillette si vous avez l’intention de vous soigner avec cette plante.

N.B. Ses propriétés anti-virales sont également connues, mais c’est dans ce cas les baies de sureau noir qui seront utilisées pour avoir ces propriétés.

Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)

L’autre arbre aux délicieuses fleurs blanches qui est en ce moment en pleine floraison est le robinier faux acacia. Il est souvent confondu avec l’acacia, mais c’est un robinier.

Ces fleurs s’organisent par grappes, et se mangeront cuites uniquement.

Personnellement, je ne les cuisine qu’en beignet, en suivant la même recette que celle des fleurs de sureau. Je vous laisse donc vous référer à la recette ci-dessus ! 🙂

Si vous souhaitez en savoir plus sur les plantes comestibles et apprendre à les reconnaître, je vous recommande de faire un stage découverte avec Guy Lalière, qui est botaniste et naturopathe. J’ai eu la chance d’en faire un il y a quelques années et de découvrir tout un monde.

Il me reste à vous souhaiter une bonne dégustation et tenez-moi au courant de vos expériences fleuries !

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Comment gérer le stress et l’anxiété ? 5ème partie: les crises d’angoisse

Les crises d’angoisse se manifestent de façon soudaine, inattendue et sont très difficiles à vivre. Les symptômes les plus courants sont des palpitations, l’accélération de la respiration, une sensation d’oppression, une peur intense, l’impression de mourir… et elles peuvent être causées, en fonction de chacun, par une multitude d’éléments déclencheurs.

Le plus souvent, il s’agit du ressenti d’un danger dont la mesure perçue est en décalage avec son impact réel.

Les crises d’angoisse sont le révélateur d’un stress de fond qu’il faut apprendre à gérer au moyen de différentes techniques comme par exemple la cohérence cardiaque, la méditation, l’auto-hypnose ou avec l’aide de thérapies comme l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), les thérapies systémiques, la Gestalt, etc. (il en existe bien d’autres), l’hypnose ou encore des techniques de libération émotionnelle.

Certaines phases de vie, certaines phobies ou certaines situations génèrent de l’anxiété. Si celles-ci se prolongent, elles peuvent engendrer des crises d’angoisse. Il est important de réussir à en identifier l’origine.

N.B. La présence de parasites dans l’intestin peut jouer un rôle dans les états anxieux !

Que faire avec l’aide de la naturopathie?

Nutrition

Si vous êtes concerné par l’anxiété, d’un point de vue nutritionnel, le mieux sera de privilégier des aliments riches en tryptophane, un acide aminé essentiel qu’on trouve beaucoup dans les céréales complètes et les légumineuses [1], les graines de courge, les bananes, les noix, le chocolat, les dattes, …

On en trouve aussi dans les œufs, la dinde, et autres produits animaux, mais ces derniers sont également riches en tyrosine, un autre acide aminé essentiel qui, lui, va favoriser la production de catécholamines (dopamine, adrénaline, noradrénaline) …et l’idéal sera de limiter leur production le soir car elles vont nous donner de l’énergie.

En résumé, si vous êtes de tempérament anxieux, prenez un goûter sucré vers 16h-17h (à choix : un fruit, une compote, 1-2 carrés de chocolat noir avec quelques oléagineux) et surtout, évitez de consommer de la viande le soir et privilégiez un repas végétalien (céréales, féculents, légumes).

Remèdes de terrain

Oligothérapie

Pour soutenir le terrain et le changement d’alimentation, il est possible d’ajouter des cures d’oligo-éléments en ampoules, sur 1 ou 2 mois. On peut prendre au réveil une ampoule de magnésium (à garder sous la langue 1 minute avant d’avaler), et le soir, vers 18-19h, une ampoule de lithium (aussi à garder sous la langue 1 minute avant d’avaler), qui va permettre de faire baisser la tension intérieure et de dormir plus facilement. N.B. Le lithium en oligothérapie n’a rien à voir avec le lithium prescrit en psychiatrie : en oligo-élément, il est dosé au millionième de gramme.

Phytothérapie

Il y a plusieurs plantes souveraines pour accompagner la gestion du stress et de l’anxiété, on trouvera parmi elles la Rhodiola Rosea, la Marjolaine à coquilles, le Basilic sacré, la Mélisse, la Passiflore, l’Aubépine, ou encore la Valériane. En fonction de chacun, l’une ou l’autre sera plus adaptée. Faites-vous conseiller!

Que faire en cas de crise ?

Aromathérapie olfactive

Si une crise d’angoisse surgit, les huiles essentielles sont de précieuses alliées! En effet, certaines d’entre elles sont apaisantes, anti-stress, et ont été cliniquement étudiées et reconnues comme aussi efficaces que les benzodiazépines [2]. Leurs molécules chimiques vont agir sur les récepteurs GABA (qui calment) et vont avoir un effet direct sur le cerveau émotionnel ou limbique. En effet, les nerfs olfactifs sont la seule paire de nerfs qui n’est pas croisée dans le corps humain et dont l’action est immédiate sur le cerveau au niveau du rhinencéphale !

On peut utiliser par exemple l’huile essentielle de Lavande vraie, de Camomille noble, ou de Petit grain bigarade [3], en fonction des préférences olfactives de chacun.

Comment faire?

On plonge une ou deux gouttes d’huile essentielle dans les mains, on les rapproche de notre visage, on fait un petit masque avec nos paumes, et on fait 3 grandes inhalations avec le nez. En quelques secondes, on aura un effet sur l’amygdale du cerveau, et on aura des effets anti-stress immédiats.

Si l’on ne veut pas toujours avoir un flacon sur soi, il existe également des petits inhalateurs que l’on peut trouver en pharmacie ou sur internet, à avoir toujours dans son sac à main ou à portée de mains. Il s’agit de petits tubes en plastique avec une mèche en coton qu’on imbibe d’une ou deux gouttes d’huile essentielle. Le moment venu, on fait trois inspirations profondes avec chaque narine.

N.B. L’olfaction d’huiles essentielles convient aussi aux enfants ! 🙂

Fleurs de Bach

Le fameux remède ” Rescue” peut être un atout de choix si l’on réagit bien aux élixirs floraux. On le trouve en spray ou en gouttes, et 1-2 sprays ou quelques gouttes sous la langue sont suffisants pour faire un effet. Il est important d’en prendre de façon répétée le temps de faire baisser la tension intérieure (toutes les 10 minutes).

La technique du câlin-papillon

Il s’agit d’une technique très facile à mettre en place et qu’on peut faire tout seul.

On croise les avant-bras face à nous, on accroche les pouces, on les place à la hauteur du sternum, puis on place les paumes de mains contre la poitrine, comme un papillon. On tapote ensuite une paume après l’autre, régulièrement, comme un battement d’ailes, d’un côté, puis l’autre, pendant environ une minute. On peut fermer les yeux si on le souhaite.

Comment ça marche?

Cette technique va stimuler les deux hémisphères du cerveau et fait appel au même mécanisme que celui employé par l’EMDR lors de la stimulation des yeux : le tapotement des deux latéralités diminue l’activité du système limbique et favorise le transfert de l’information vers le cortex préfrontal. Ce « battement d’ailes » répété diminue le caractère traumatique du ressenti, et apaise ainsi le centre de notre cerveau émotionnel.

Cet exercice convient aux adultes comme aux enfants. 🙂

Je vous propose ici un lien sur youtube où vous trouverez une petite démo en anglais du “Butterfly hug“.

Acupressure

En acupressure, on peut stimuler le point « calme l’esprit » ou « porte de la sérénité » qui est le point 7 du méridien du cœur (en regard des trajets des méridiens selon la médecine traditionnelle chinoise).

Le point se situe au niveau du pli du poignet, dans le prolongement du petit doigt, juste au-dessus de la tête du cubitus, dans un petit creux entre deux os. C’est un point souvent sensible, et il est plus facile de le trouver en ayant le poignet relâché.

On effectuera une légère pression-rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. On peut stimuler 3 x 30 secondes de chaque côté, en commençant par la main droite, et en poursuivant par la main gauche.

En même temps qu’on effectue les pressions, il est conseillé d’inspirer calmement par le nez, et d’imaginer le flux d’énergie qui circule librement.

 

Voilà des techniques qui, je l’espère, vous aideront à faire face aux crises d’angoisse, au stress et à l’anxiété.

Pour un accompagnement personnalisé, contactez-moi, et merci de partager l’article sur vos réseaux sociaux s’il vous a plu ! 🙂

 

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[1] Pour permettre une assimilation optimale des nutriments, vitamines et minéraux des céréales complètes et des légumineuses, il est nécessaire de les tremper 12h dans l’eau (parfois moins, en fonction des graines). En effet, chaque graine est entourée d’un acide qui la protège des moisissures, l’acide phytique. Cet acide chélate (piège) les nutriments et empêche leur assimilation au niveau intestinal. Il est donc important de passer par l’étape de trempage puis de rinçage des graines. Cela permettra une meilleure assimilation, cela facilitera leur digestion et cela réduira leur temps de cuisson.

[2]

[3] Attention à se procurer toujours des huiles essentielles de qualité, qui aient la dénomination HECT ou HEBBD, ce qui garantit leur temps de distillation et ainsi le développement chimique de toutes les molécules cibles au cours de leur processus d’élaboration. On dit ainsi que ce sont des Huiles Essentielles Chémotypées (HECT) ou des Huiles Essentielles Botaniquement et Biochimiquement Définies (HEBBD).

Comment faire face au stress et à l’anxiété? 4ème partie: la méditation

La méditation

La pratique régulière de la méditation est aujourd’hui reconnue comme bénéfique pour la gestion du stress y compris dans le milieu universitaire et médical.

Comment ça marche?

Les circonstances qui nous entourent, qu’elles soient favorables ou défavorables, sont interprétées et transformées par notre esprit en bien-être ou en mal-être. Ainsi, notre esprit peut faire en sorte qu’une émotion comme par exemple l’anxiété ou la peur prenne énormément de place. Une voie vers le bien-être est donc la maîtrise de notre esprit, de comment il perçoit ce qui est, et l’une des manières d’y arriver est la pratique de la méditation.

Cette pratique nous permettra de mieux faire face aux circonstances et d’acquérir une certaine sérénité qui nous rendra plus fort.

Comment méditer ?

  • Pour commencer, le plus simple est de porter son attention sur son souffle. On se met en position assise ou en tailleur et on se concentre sur l’inspiration et l’expiration.
  • Si des pensées ou des émotions nous assaillent, l’idée est de les reconnaître, de prendre conscience d’elles, et de les observer. Une fois devenues conscientes, elles sont « démasquées », elles prennent d’un seul coup beaucoup moins de place. On crée ainsi une certaine distance avec elles, un espace intérieur, et on se recentre sur la respiration. 

N.B. Il est normal d’avoir un flux de pensées ou des émotions qui surgissent ! L’exercice est justement de réussir à prendre conscience que celles-ci sont là pour nous permettre de nous en détacher et de recentrer notre attention sur la respiration.

  • On peut aussi respirer et focaliser notre attention sur nos sens : le contact des pieds avec le sol ou les appuis (chaise, mains sur les genoux), les bruits qui nous entourent, les odeurs, etc. 
  • Un autre moyen, et peut-être le plus facile pour débuter, est de se laisser guider. Souvent les méditations guidées vont orienter notre attention sur le corps avec un « bodyscan ».

Comment s’ y mettre?

  • Sur youtube : Pourquoi pas accompagné ici par la voix de Christophe André, qui a largement contribué au rayonnement de la méditation dans le monde francophone.  
  • Par des pistes audio à télécharger : on trouvera sur ce site une multitude de pistes audio et de matériel généreusement fourni par les Hôpitaux Universitaires de Genève pour la méditation en pleine conscience (Mindfulness) dans le cadre de leur programme de gestion du stress. 
  • Par une super application, Petit bambou (iOS ; Android), qui propose une série de méditations guidées gratuites. En cette période troublée, ils ont rajouté en libre accès parmi elles « Sourire à l’anxiété ».
  • Pour les enfants de 4 à 12 ans, le livre Calme et attentif comme une grenouille d’Eline Snel propose une méthode sympa pour les initier. Les enfants sont très réceptifs et on trouve plusieurs des pistes audio proposées dans le CD qui accompagne le livre sur youtube, par exemple, la méditation de la grenouille.

STOP

Lors d’un cours de Mindfulness, j’ai appris qu’en cas d’anxiété, de crise d’angoisse, de vertige émotionnel ou de toute perte de contrôle, l’acronyme STOP en anglais peut aider à nous recentrer :

  • S : Stop
  • T : Take a breath
  • O : Observe
  • P : Proceed

C’est simple et efficace : s’arrêter, prendre une bonne respiration, observer ce qui se passe (dans notre corps et la situation), et seulement ensuite prendre une décision sur comment agir, réagir ou reprendre le cours de sa vie…

Les maîtres-mots : persévérance et régularité

Toutes les techniques de gestion du stress sont magnifiques mais exigent un engagement personnel et une pratique quotidienne pour avoir des résultats tangibles sur le long terme. 

Pour la méditation, un minimum de 20 à 30 minutes par jour est conseillé, surtout dans les débuts. L’idéal est d’instaurer un rituel, par exemple tous les matins au lever, ou à votre guise… Tout dépend du temps, des envies, des besoins, de la motivation… et surtout, de si c’est une manière de gérer le stress qui vous convient !

La méditation fait partie d’un art de vivre, et est le plus souvent lié à une quête de bien-être global. Dans ce sens, elle sera d’autant plus efficace si cette pratique est liée à une hygiène de vie, une alimentation et un mode de pensée qui contribuent à cette recherche. 

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Comment faire face au stress et à l’anxiété? 3ème partie: la cohérence cardiaque

Dans les prochains articles, nous allons voir quelques techniques qui ont fait leurs preuves pour la gestion du stress et de l’anxiété.

Un système nerveux calme repose en grande partie sur le rythme de la respiration.

Si on est stressé, la fréquence du rythme respiratoire est plus élevée sous l’effet de l’adrénaline et le cœur s’accélère. 

Pour neutraliser le trop-plein de stress émotionnel ou pour éviter qu’une goutte ne fasse déborder le vase, la pratique régulière de techniques comme la cohérence cardiaque, l’auto-hypnose ou encore la méditation donne d’excellents résultats !

Dans cet article, je vous propose de découvrir ma préférée : la cohérence cardiaque.

La cohérence cardiaque

La respiration est la seule fonction autonome de l’organisme sur laquelle nous pouvons avoir un impact de façon volontaire : en effet, en se calant sur un rythme respiratoire cela va nous apaiser et nous allons retrouver un calme intérieur.

La cohérence cardiaque est une pratique de respiration que l’on effectuera 3 x 5 minutes par jour.

Une manière simple de la pratiquer est de suivre le rythme visuel d’une boule qui monte (inspiration) et qui descend (expiration) ici par exemple sur youtube, ou sur une application gratuite comme Respirelax+ que vous pourrez télécharger ici: (iOS) (Android).

L’idée est de réussir à faire 6 respirations par minute pendant 5 minutes.

Cette pratique permet de faire rentrer en cohérence le système nerveux central avec le cœur.

Les horaires recommandés sont au réveil, assis-e sur le lit ; avant le repas de midi ; puis vers 16-17h. Il s’agit en effet de pratiquer la cohérence cardiaque toutes les 4-5 heures, ce qui correspond au laps de temps pendant lequel ces 5 minutes auront un effet sur le cortisol (hormone du stress). 

On peut ajouter 5 minutes de respirations avant de s’endormir si on a des difficultés à rejoindre les bras de Morphée. 

  • Le petit plus : associer des pensées positives et des bons souvenirs au rythme respiratoire rend cette pratique encore plus efficace !

La pratique régulière de la cohérence cardiaque donne des résultats immédiats dans le ressenti, et les bénéfices sont même confirmés par les analyses biologiques qui montrent une baisse du cortisol (hormone du stress) dès trente jours consécutifs de pratique régulière !!! [1]

Au commencement, c’est une nouvelle habitude à prendre, comme celle de se brosser les dents… Pourquoi ne pas mettre une alarme sur votre téléphone pour y penser ? 

Essayez et faites-moi des retours ! 🙂

Suite au prochain article avec d’autres techniques de gestion du stress et de l’anxiété!

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Prenez soin de vous!


[1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9737736

Comment faire face au stress et à l’anxiété? 2ème partie: l’activité physique

Dans cet article, nous allons voir les bienfaits de l’activité physique sur le stress et l’anxiété!

Le stress et l’anxiété sont diminués par l’action[1], et nous savons aussi qu’une activité physique régulière et modérée augmente notre immunité virale[2].

C’est le moment de prendre notre forme en mains : restez actifs même (semi-) confinés !

Quel sport ?

Dans la mesure du possible, la marche, à raison de 30 minutes par jour à un rythme soutenu (ou 5 fois/semaine), est l’une des meilleures façons de se dépenser de façon douce.

À la maison

Pour ceux qui sont contraints de rester chez eux, il reste plein d’options depuis chez soi !

Yoga, pilates, aérobic, zumba, renforcement musculaire, gainage, … il y a de quoi faire !

On trouvera des cours disponibles sur youtube, sur les réseaux sociaux, sur des applications ou encore des coachs en ligne qui proposent leur service.

Allez explorer en fonction de vos affinités!

L’avantage : on peut les faire à peu près à n’importe quelle heure. L’idée est de prendre une nouvelle habitude, par exemple tous les jours au même moment.

Le désavantage : il faut se motiver et se fixer un vrai rendez-vous avec soi-même (ou pourquoi pas aussi avec le reste de la famille !)

L’idéal sera d’alterner un entraînement « cardio » (par exemple la zumba ou un yoga dynamique comme le ashtanga) avec un entraînement de renforcement musculaire ou un yoga de type hatha.

Pour les personnes qui ne peuvent pas prendre autant de temps ou qui souhaitent commencer en douceur, plusieurs applications proposent des petits programmes d’entraînement de 5, 7 ou 10 minutes à faire tous les jours. 

Ma sélection d’applications

Le plus dur c’est de s’y mettre 🙂 . Mais après, qu’est-ce qu’on est content !

Pour rappel, le sport permet la sécrétion d’endorphines (hormones du bonheur) et stimule l’immunité, ce serait trop bête de s’en priver ! 

Suite au prochain article avec des techniques de gestion du stress et de l’anxiété!

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Prenez soin de vous!


[1]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3632802/

[2]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31193280

Comment faire face au stress et à l’anxiété? 1ère partie: hygiène de vie et nutrition

Le Covid-19 inquiète et préoccupe car il est invisible, sournois, potentiellement dangereux, et à l’heure de la mondialisation, il s’est répandu sur la planète entière en un temps record.

La solution adoptée par la majorité des États pour gérer sa propagation est le confinement ou le semi-confinement que nous vivons actuellement.

Nos existences ont été bouleversées en l’espace d’une quinzaine de jours, nous obligeant à nous résigner et à nous adapter.

Nous sommes par ailleurs quotidiennement bombardés d’informations (télévision, réseaux sociaux, messages de collègues, amis, …) qui entraînent nos pensées dans une spirale négative.

Le manque de liberté dans nos mouvements, le contact omniprésent avec nos proches ou au contraire la solitude liée au manque de contacts sociaux sont autant de facteurs stressants.

Ces états plus ou moins prononcés peuvent nuire à notre bien-être et se somatiser (prendre forme dans le corps).

Le stress peut créer des :

  • troubles du sommeil (réveils, insomnies, difficultés à l’endormissement)
  • troubles dermatologiques (eczémas, démangeaisons, …)
  • troubles cardio-vasculaires (irrégularité du rythme cardiaque, hypertension, …)
  • troubles digestifs (maux de ventre, transit irrégulier, gonflements, …)
  • troubles gynécologiques (cycle irrégulier, infertilité, …)
  • troubles du système nerveux (sautes d’humeur, baisse de moral, crises d’angoisse, surmenage mental …)

et last but not least

  • il affaiblit également notre système immunitaire (moins bonne réponse contre les microbes).

Dans ce contexte, il est vraiment essentiel d’avoir le plus de clefs en mains pour réussir à le gérer ! 

Je vous propose une série d’articles qui traiteront de ce qu’il est possible de faire, et dans ce premier volet, nous allons voir comment agir et réagir au stress avec l’hygiène de vie et l’alimentation.

Hygiène de vie

  • Dans la mesure du possible, le mieux est de prendre de nouvelles habitudes et de mettre en place une routine, cela permet d’avoir un cadre rassurant. 
  • Si vous aviez dû sortir pour aller travailler, vous auriez fait quelques pas… Et si c’était l’occasion pour faire un peu d’exercice matinal ?
  • Habillez-vous comme pour aller au travail pour marquer une transition (le but est d’éviter de rester en training toute la journée…)
  • Gardez des heures de repas, de réveil et de coucher réguliers.
  • S’il y a du soleil, n’hésitez pas à prendre une pause à votre fenêtre ou sur votre balcon pour prendre un peu l’air. Cela sera bénéfique pour le moral et permettra à votre organisme de fabriquer de la vitamine D ! 
  • Riez ! C’est bon pour le moral et pour le système immunitaire !
  • Pour les parents, en accord avec votre conjoint, essayez de vous ménager chacun un petit moment dans la journée où vous pourrez être entièrement seul. 

Contrôle de l’information

  • Limiter les sources d’informations à une ou deux fois par jour (journal télévisé par exemple)
  • Ne vous laissez pas envahir par les réseaux sociaux ! Certes, ils sont les vecteurs de nombreux gags (et heureusement !), mais également de nouvelles potentiellement anxiogènes.

Nutrition

De façon très générale, enrichissez votre alimentation

  • de légumes et fruits de saison (vive les couleurs !)
  • d’aliments riches en omégas 3.
  • Limitez le plus possible les sucres raffinés et favorisez les aliments qui ont un faible indice glycémique.
  • Prenez le temps de mastiquer
  • Découvrez de nouvelles recettes et évitez les produits industriels et transformés

Attention au sucre, chips et autres friandises

Le stress ou l’anxiété vous poussent vers votre réserve de petits gâteaux, de chips ou de chocolat? Essayez de résister à la tentation des douceurs, du sucré ou encore des biscuits et chips apéro: ayant un indice glycémique élevés, ils seront reconnus comme du sucre par l’organisme….. et la réaction du sucre dans le sang va diminuer votre réponse immunitaire pendant les 5 heures qui suivent le « craquage »[1]

Ce sont des aliments de type « réconfort » et servent souvent de « doudous » émotionnels, ils peuvent aussi compenser l’ennui ou un manque de sommeil.

On le sait, le sucre appelle le sucre, et de là découle par la suite une multitude de problèmes (inflammations articulaires, troubles digestifs, acidité, prise de poids car le corps va stocker l’excès de sucre sous forme de graisse, …).

Le saviez-vous ?

Souvent l’envie de sucre intervient lorsqu’on n’a pas eu assez de protéines dans son alimentation dans la même journée !

Le secret est de débuter la journée avec un petit-déjeuner protéiné et riche en bonnes matières grasses, si possible salé, et de garder les douceurs pour l’heure du goûter, l’après-midi.

Le sucre gagne quand même?

Le sucre est considéré autant voire plus addictif que la cocaïne par certains chercheurs[2], si malgré les recommandations précédentes, les fringales de sucre se manifestent, il y a plusieurs stratagèmes pour y faire face : 

  • Boire un verre d’eau (souvent la faim est une fausse faim, en réalité on a soif !)
  • Faire des exercices de « Brain gym »

Le « Brain gym » est une technique utilisée notamment en kinésiologie. Elle permet de faire un « reset » du cerveau au moyen de simples mouvements croisés qui vont permettre de recréer certaines connexions au niveau cérébral. Après quelques minutes, on est prêt à reprendre son activité en étant recentré et concentré. Ces mêmes connexions au niveau du cerveau peuvent avoir un effet « anti-fringale » ! C’est hyper facile, essayez 🙂

Vous trouverez ici un exemple d’enchaînement d’exercices à faire. 

  • L’olfactothérapie : sentir une huile essentielle peut également calmer ces envies intempestives. Cela peut être l’huile essentielle de lavande vraie, de petit-grain bigarade, de camomille noble … une odeur qui vous plaise et vous réconforte !
  • Se laver les dents: Rien de pire que le goût du chocolat après le dentifrice…
  • Identifiez pourquoi vous avez envie de manger (faim ?, ennui ?, compensation ?, frustration ?, fatigue ?, autres ?) et notez sur un carnet. Après en avoir pris conscience, en avez-vous toujours envie ? 

On peut aussi se poser la question de la cause physiologique : 

  • Y a-t-il un déséquilibre au niveau de votre microbiote?
  • Y a-t-il une candidose sous-jacente ? 

Ou s’agit-il d’une cause émotionnelle ?

  • Si c’est le cas, se demander quelle émotion se cache derrière cette envie irrépressible et aller creuser de ce côté-là… 

Naturellement, pour tous ces cas de figure, un travail de fond, des conseils et un accompagnement individualisé sera la meilleure façon d’y faire face. 🙂

Voilà un premier tour d’horizon des leviers d’action possibles, suite au prochain épisode qui parlera de l’activité physique pour contrer le stress et l’anxiété!

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[1]https://academic.oup.com/ajcn/article-abstract/26/11/1180/4732762?redirectedFrom=fulltext

[2]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23719144

 

La guerre contre les virus

État d’alerte, conseils et recommandations des autorités sanitaires, annulation d’événements, semi-confinement ou confinement… C’est la panique à bord !

Pourquoi? Le COVID-19  a une vitesse de propagation fulgurante, et affiche un taux de mortalité élevé, surtout chez les personnes fragiles, c’est-à-dire qui souffrent déjà d’autres pathologies (diabète, cardiopathies, cancers, maladies auto-immunes, …) ou qui ont un âge avancé.

Cela dit, mieux vaut prévenir que guérir !

Restez donc le plus possible à la maison!!!

Quels sont les leviers d’action?

  • Les mesures d’hygiène

La prévention passe par les recommandations d’hygiène de base notamment le lavage des mains plusieurs fois par jour, éternuer dans un mouchoir ou dans son coude, et jeter les muchoirs dans des poubelles fermées. En somme, du bon sens!

D’un point de vue naturopathique, il faut renforcer son système immunitaire ! 

  • Le sommeil ! On ne le répètera jamais assez : il est indispensable pour aider son corps à récupérer et à se régénérer. …Essayez d’aller au lit 1h plus tôt 😉
  • La gestion du stress et des émotions

Et oui, si on se sent fragile émotionnellement, on est plus vulnérable, et les virus ne le savent que trop ! Il y a plusieurs techniques pour apprendre à gérer son stress et ses émotions, notamment la pratique de la cohérence cardiaque ou de la méditation. 

Alimentation et micronutrition

  • Vitamine C

Tout commence par l’assiette, c’est le moment de faire la part belle à tous les aliments qui contiennent de la vitamine C: persil, choucroute crue, kiwis, citrons, oranges, agrumes, fruits et légumes colorés mais crus ! En effet, la vitamine C ne survit pas à une cuisson de plus de 60°C. 

  • Zinc

Le zinc est également un garant d’une bonne immunité, on en trouvera par exemple dans les huîtres, les germes de blé, le foie de veau, le bœuf, les champignons shiitakes, les graines de courge, les crustacés et les lentilles.

  • Fer

Une déficience en fer peut nous rendre fatigué, essoufflé, et nous rendre plus faible. Faites vérifier vos taux de fer et de ferritine, et en attendant, buvez beaucoup de tisane d’ortie. Si vous êtes omnivore, mangez 1 fois par semaine de la viande rouge, et pour les végétariens, n’oubliez pas d’associer de la vitamine C avec vos lentilles ou autres apports de fer végétal pour qu’il puisse se fixer. 😉 

Aux premiers signes de rhume, prenez du Fer sous forme de sels de Schüssler, par exemple le Ferrum Phosphoricum en D6, cela suffit parfois à faire reculer une petite crève qui a envie de s’installer ! 

  • Le microbiote !

N’oublions pas que notre immunité est liée à notre flore intestinale, d’où l’importance de soigner son microbiote. En effet, qui dit bonne santé intestinale, dit que les virus n’ont que peu de chances de pouvoir se développer !

Pour permettre aux bonnes bactéries de s’installer, tous les produits lacto-fermentés (s’ils sont supportés) sont bénéfiques, par exemple : la choucroute crue, le kombucha, ou encore le miso non pasteurisé (à boire comme un bouillon). 

Les fibres prébiotiques vont nourrir les « bonnes » bactéries : on les mangera sous forme de légumes cuits al dente ou crus, fruits de saison, céréales demi-complètes ou complètes et légumineuses (lentilles, pois-chiches, haricots, etc.) Si pour une raison ou une autre, votre ventre gonfle après l’ingestion des légumineuses, demandez conseil à votre thérapeute ! Il existe aujourd’hui des compléments de fibres prébiotiques qui ne font pas « gonfler ».

  • Vitamine D

La vitamine D, grande garante de notre immunité, est souvent manquante sous nos latitudes en hiver. En effet, métabolisée par notre organisme grâce aux rayons du soleil au contact de notre peau, il est impossible d’en fabriquer d’octobre à mars car 1) il y a trop peu de soleil, 2) notre peau n’est pas exposée, 3) même si on s’y exposait, le soleil serait trop bas dans l’atmosphère. Il faudrait vivre à Rome ou au-dessous des Pyrénées pour que notre peau puisse en produire. Il convient donc de se supplémenter d’octobre à mars. 🙂

  • Vitamine A

La vitamine A stimule la prolifération des globules blancs et la production d’anticorps. On la trouve dans l’huile de foie de morue, le foie de volaille, le foie de veau… mais ce n’est pas souvent qu’on les trouve dans notre assiette. On en trouve également un peu dans le beurre, les œufs et les poissons gras.

Le béta-carotène est un précurseur de la vitamine A et on peut le trouver facilement dans notre alimentation, dans tout ce qui est orange : carottes, courge, patates douces, papaye, mangue, melon, mais également dans le chou kale, les épinards, les brocolis et les asperges. On associera de l’huile à ces aliments pour permettre leur assimilation et leur transformation en vitamine A. 😉

  • Anti-oxydants

Tous les fruits et légumes colorés ainsi que les épices contiennent des anti-oxydants et des nutriments qui vont soutenir l’organisme dans ses fonctions, soyez donc généreux!

  • L’ail et l’oignon sont de véritables remèdes naturels, n’hésitez pas à en rajouter dans votre assiette.

Phytothérapie et autres remèdes naturels

Enfin, si vous souhaitez avoir recours à la phytothérapie, la reine des plantes pour renforcer les défenses immunitaires est l’échinacée ! On la prendra par exemple en teinture-mère. Il y a également d’autres plantes comme le cyprès ou le sureau noir qui auront un effet anti-viral.

Les tisanes de gingembre (râpé puis filtré) ou encore de thym sont également miraculeuses sur des premiers symptômes de refroidissement.

Les oligo-éléments, les huiles essentielles ou les champignons médicinaux peuvent aussi être d’excellents alliés du système immunitaire.

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La puberté précoce, de plus en plus fréquente

La puberté précoce est de plus en plus fréquente chez les (très !) jeunes filles et a fait le sujet d’un excellent reportage de l’émission 36,9° sur RTS1. Les chiffres sont alarmants.

Trois explications possibles : cela peut venir d’un facteur génétique, d’un facteur nutritionnel ou encore d’un facteur environnemental.

Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à dire que dans 80% des cas, l’environnement en est le principal responsable. En cause, les perturbateurs endocriniens.

Ils sont hélas partout : les pesticides dans les aliments, les bisphénols et les phtalates qu’on retrouve dans les objets et les jouets en plastique, ainsi qu’une liste infinie de substances qu’on retrouve dans les produits d’entretien, les cosmétiques, les meubles, etc. 

Ces perturbateurs endocriniens imitent les hormones féminines et provoquent ainsi chez des enfants (parfois dès 5-6 ans !) le développement précoce des seins, la croissance des poils pubiens et peuvent aller jusqu’à l’arrivée des règles si aucun traitement médical n’est mis en place. 

Que faire à notre échelle ?

C’est surtout sur la prévention que l’on peut agir!

Une fois que c’est installé, un accompagnement médical spécialisé est nécessaire pour faire face à une puberté précoce.

Cela dit, nous pouvons agir à notre échelle aussi bien dans la prévention qu’en complément d’un traitement médical au niveau de l’alimentation et de l’hygiène de vie (produits d’entretien, produits d’hygiène, cosmétiques, jouets, mobilier, …).

Au niveau de la nutrition :

– Privilégier des aliments issus de l’agriculture biologique, sans pesticides, et de l’élevage respectueux des animaux (élevage en plein air, sans antibiotiques, sans hormones, …), car tous ces produits perturbent le métabolisme.

– Les enfants occidentaux devraient éviter une surconsommation (plusieurs fois par jour, tous les jours) de produits dérivés du soja, car le tofu et autres produits à base de soja ne font pas partie de la tradition culinaire occidentale et ils contiennent des phytoestrogènes.

– Limiter la consommation de sucres de façon répétée sous toutes ses formes différentes (sucre blanc, sodas, céréales extrudées sucrées dès le matin, céréales raffinées, sucreries et chips, farines blanches, jus de fruits, etc.), qui peuvent, par des réactions en chaîne, également entraîner ce genre de problématique. 

– Pour éviter des variations de la glycémie (taux de sucre dans le sang), le mieux est de privilégier les aliments avec une faible charge glycémique pour éviter un dérèglement de l’insuline. La phytothérapie peut être une alliée de choix pour abaisser le taux de glycémie à jeun dans le sang (variations liées à l’absorption des sucres).

– La cannelle, à raison d’une cuillère à soupe par jour a un effet régulateur de la glycémie et est pleine d’anti-oxydants! Pourquoi ne pas en ajouter dans une compote de pommes (sans sucres ajoutés) dans votre goûter de 17h? 🙂

– La qualité de l’eau que l’on boit est également très importante… ! (Attention aux bouteilles en PET qui sont elles-mêmes la source de perturbateurs endocriniens…)

En ce qui concerne l’environnement, à la maison :

– Privilégier des produits d’entretien naturels ou « faits maison »

– S’entourer d’objets et jouets en bois, de meubles en bois…

– Privilégier les cosmétiques et les produits d’hygiène naturels

Syndrome prémenstruel (SPM)

Les femmes qui souffrent de symptômes prémenstruels, de douleurs pendant leurs règles ou d’acné hormonale sont potentiellement aussi victimes de l’influence négative des perturbateurs endocriniens, puisque ces désagréments indiquent souvent un déséquilibre de la balance des hormones féminines. Pour ce genre de problématique, il y a heureusement plusieurs solutions possibles, notamment avec l’aide de plantes et de remèdes naturels. 🙂

Pour en revenir à la puberté précoce, vous trouverez ici le reportage de l’émission 36°9.

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